13 jours ont suffit au Président pour annoncer « une révision limitée et partielle » de la constitution, et la faire passer en Conseil des ministres, au Conseil Constitutionnel et à la commission parlementaire commune, puis la soumettre à un vote des deux chambres. La dernière étape a été effectuée, hier, au palais des nations à Alger, où selon le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, 500 sur 531 membres ont voté pour le projet de révision.
Les partis de l’Alliance Présidentielle ont voté pour les amendements, c’était prévisible, et ils ont gagné les voix des députés du parti des Travailleurs, et ceux des Indépendants ainsi que 5 députés du Front National Algérien, alors que 7 autres, de ce même parti, se sont abstenus de voter aux côtés des représentants du mouvement Ennahda et ceux du parti de la Reforme Nationale dans les deux chambres. Les représentants du parti du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (21) se sont opposés à l’initiative présidentielle.
Lors d’un point de presse animé au palais de la nation, Saïd Saadi a condamné ce qu’il qualifie « de troisième putsch du pays », sans  expliquer les putsch auxquels il fait allusion. Une personne de son entourage a indiqué qu’il insinuait le putsch militaire de 1965, et les présidentielles de 2004 et il considère que la victoire de Bouteflika dans ces élections n’était pas légitime.
Ouyahia a annoncé, dans une conférence de presse animée après le vote, qu’il présentera sa démission juste après la parution de la Constitution dans le journal officiel.

Lu sur el Khabar

Pourquoi la demission d’ Ouyahia ?