Je passe parfois beaucoup de temps à réfléchir à propos d’une université dont je fais partie, je n’arrête pas de cogiter à propos de la valeur réelle de l’université Algérienne, une université qui est complètement isolée, une université qui est un autre monde loin de sa société, une université logée par une majorité de peaux d’âne et de ceux qui ne viennent que pour venir.

En parlant de ça, je ne veux pas coller l’étiquette aux responsables du secteur autant plus qu’aux étudiants. L’étudiant pour moi est un élément essentiel pour que l’université joue son rôle le plus indéfectible , l’université est au service de l’étudiant , oui … Mais est ce que cet étudiant Algérien est au service de sa propre mission ?On a longtemps appris à avoir ce qu’on veut , à attendre qu’on nous donne , à attendre qu’on nous fasse , qu’on nous confectionne ce qu’on veut , mais la majorité n’a pas appris à prendre son courage à deux mains pour réaliser ce qu’elle veut .

L’étudiant Algérien, se voit dans la peau de tout le monde, il vit dans l’ombre de tout le monde, et il se cultive d’une idéologie collectiviste qui inhume tout genre de manifestation individuelle, l’étudiant est autres choses qu’un porteur de savoir et d’espoir chez nous, l’étudiant, un mot parmi tant d’autres.Inconscients que nous sommes dans notre banalité ambulante, on se déplace banalement toutes les journées et tout les instants sans se rendre compte de ce qui meuble notre entourage, notre pays, notre société, notre quartier, notre petite famille …

« Le pays ? Tu crois qu’ils m’attendent moi pour que le pays se porte à merveille ? Mais qu’est ce que j’ai à faire pour cette société, je n’ai pas de baguette magique moi ?! » On a toujours eu peurs de changer , toujours eu peur de dire nos paroles , on n’a jamais cru un seul instant que notre vie se base sur ce qu’on donne mais jamais sur ce qu’on reçoit , on a peur des remarques d’une société qui est trop bavarde des yeux , toujours eu peur de « leur moquerie et leur ironie » , mais on a jamais pensé que les mots et les idées ont la faculté de changer le monde … de changer l’entourage , de faire quelques choses de meilleurs …On oublie toujours celà .

On adore les mots défaitistes qu’on a pris l’habitude de cracher à chaque instant qu’on nous fait penser à ce qu’on doit toujours faire, le langage d’une personne insensée qui ne vit que pour vivre et attendre à mourir, une personne qui ne sait pas ce qu’elle est entrain de faire parce qu’elle se voit toujours véhiculer les défaites et les décisions des autres pour n’aboutir à ce qu’ils veulent les autres, alors que sa propre personne est complètement ailleurs dans les oubliettes de l’histoire …

Elle est dans les oubliettes de l’histoire , donc pas de rêve , pas de vouloir , pas de mots , pas de partage , pas de pensée  , pas d’analyse , pas de critique , pas de solution .. Il passe sa vie estudiantine à regarder le temps qui passe . Il faut s’exprimer, il faut dire, il faut penser et agir, arrêtons de vivre dans l’ombre d’une cette société, créons, innovons ! Il faut jouer son propre rôle dans la vie , Il faut que chacun de nous soit lui-même !

Lisez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !… Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d’incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : « que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… »

Alors, étudiant … Quelle sera ta rime ?