Dans son premier véritable discours sur la Francophonie depuis qu’il est devenu président, Nicolas Sarkozy a dit souhaiter que le Sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre prochain à Québec soit un véritable sommet politique où on discutera des grandes questions de l’heure, et tout particulièrement d’environnement.

Il a par ailleurs réitéré sa ferme volonté d’intégrer la chaîne de langue française TV5 Monde à l’audiovisuel français malgré l’opposition de la Suisse, de la Belgique, du Québec et du Canada.
 

À cette occasion , les principaux représentants de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’étaient réunis à la Cité internationale universitaire de Paris pour entendre un président jusque-là assez peu loquace sur ce sujet. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy a affirmé publiquement son soutien à une francophonie «à l’offensive» et qui ne soit «pas une nostalgie».

«La Francophonie, ce n’est pas simplement la défense du français. Je voudrais qu’on y mette un contenu politique au vrai sens du terme. Est-ce qu’on ne pourrait pas mettre les États francophones à la tête du combat universel pour préserver les équilibres environnementaux de la planète?» Nicolas Sarkozy veut aussi que la Francophonie joue un rôle accru dans le maintien de la paix, même «si elle n’est pas une ONU bis», a-t-il reconnu.

Le présiden Nicolas Sarkozy t s’est livré à un long plaidoyer soutenant que la défense de la diversité culturelle n’entrait pas en contradiction avec la promotion des identités. Brisant quelques tabous, il a ouvertement dit souhaiter l’adhésion de l’Algérie et d’Israël dans la Francophonie. «Ça serait une très bonne nouvelle si le président Bouteflika acceptait de prendre part au sommet de Québec cette année», a-t-il déclaré.