Otages autrichiens : les ravisseurs demandent l’échange avec El-Para et 4 autres islamistes détenus en Algérie
Les ravisseurs des deux touristes autrichiens enlevés le 22 février en Tunisie ont demandé la libération de cinq islamistes algériens, dont El Para, contre celle de leurs otages, a annoncé samedi le quotidien algérien indépendant Annahar.
Cette revendication aurait été adressée à l’Autriche dans une lettre parvenue à son ambassade à Alger, selon Annahar.
La représentation diplomatique autrichienne se refuse depuis plusieurs jours à communiquer toute information sur les otages, renvoyant systématiquement les journalistes au ministère des Affaires étrangères à Vienne.
Amar Saïfi, dit El Para (le parachutiste), ancien militaire et l’un des principaux “émir” (chef) du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC qui s’est rallié à El Qaïda en septembre 2006), avait été l’instigateur de l’enlèvement en 2003 dans le Sahara algérien d’un groupe de 32 touristes européens.
Dix-sept de ces 32 touristes suisses, allemands et néerlandais avaient été libérés au nord de Tamanrasset (extrême-sud algérien) par l’armée algérienne et quatorze avaient été libérés le 18 août suivant à Kidal (Mali) après le versement par Berlin d’une rançon de près de 5 millions d’euros, selon des informations jamais confirmées officiellement. Une otage allemande avait trouvé la mort dans le désert fin juin des suites d’une insolation.
Arrêté au Tchad et remis à l’Algérie, “El Para” est depuis en détention dans l’attente d’un procès reporté à plusieurs reprises.
Les ravisseurs ont également demandé la libération de Bouderbal Fatah, alias Abdelfattah Abou Bassir, “émir” de la brigade spécialisée dans les attentats suicides à Alger. Il avait été arrêté avec des complices en octobre 2007 dans une cache de la banlieue est de la capitale algérienne, avec 800 kg d’explosifs.
Ils devaient utiliser ce stock dans des attentats suicide à Alger, selon les services algériens de sécurité.
Par ailleurs, selon le quotidien arabophone Al Djazaïr News, l’enlèvement des deux touristes autrichiens Andrea Kloiber, 44 ans, et Wolfgang Ebner, 51 ans, est la première grande opération menée par le chef des ravisseurs Abdelhamid Abou Zaïd. Ce dernier est l’adjoint de Yahyia Abou Ammar, le responsable du Sahara et du Sahel dans Al Qaïda au Maghreb Islamique.
“C’est la première grande opération que Abou Zaïd conduit en personne loin du Sahel, où il s’activait ces dernières années au Mali, Niger, Tchad et au sud de la Libye”, souligne le quotidien.
Vendredi, l’Autriche a fait savoir qu’elle refusait de négocier pour obtenir la libération de ses deux ressortissants détenus par la branche de l’organisation islamiste Al-Qaïda au Maghreb et qu’elle comptait, comme pour une autre prise d’otage en Irak, sur les services de renseignement de ses alliés pour l’aider à résoudre cette crise.
A cet effet, le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer a demandé vendredi l’aide des services secrets des autres pays de l’Union européenne (UE) en marge du sommet de Bruxelles, a annoncé le président français Nicolas Sarkozy au cours d’une conférence de presse. Ce dernier a assuré l’Autriche du “soutien plein et entier” de la France, notamment par le biais de “DGSE” , bien implanté en Afrique du nord .
AFP.
Ziani Cherif Ayad met en scène l’homme qui a fait parler les mots comme on aurait fait parler la poudre.
Kateb Yacine, c’est comme de la figue de barbarie: qui s’y frotte s’y pique. Ziani Cherif Ayad a engagé le pari de relever le défi. Le metteur en scène consacrera deux mises en espace, du 14 au 16 mars, dans la cité phocéenne, en hommage à l’enfant terrible de la littérature algérienne, en prélude à sa prochaine création qui sera consacrée au père de Nedjma.
La première mise en scène aura pour origine l’essai biographique Le Coeur entre les dents signé par Benamar Mediène, ami du poète. La seconde, quant à elle, aura pour socle Lettres à Lucette du poète militant, Bachir Hadj Ali. Un échange épistolaire entre lui et sa compagne durant son incarcération.
Deux trajectoires qui ont pour terreau commun la poésie, l’amour et la révolution. Trois piliers qui ont aiguillonné et présidé à la destinée de Kateb.
A travers son roman Nedjma, celui qui signa la naissance de l’identité algérienne, n’aura vécu qu’au regard de l’amour et de cette nation en gestation: l’Algérie.
En sa personne, l’Algérie aura tenu son Rimbaud. Kateb serait ce Rimbaud, né directement au Harrar.
A l’âge de sept ans, il compose ses premiers vers. C’est au lycée français de Sétif qu’il découvre Baudelaire, Nerval, Verlaine et la répression. Les manifestations du 8 Mai 1945, il y participe. Des milliers d’Algériens sont massacrés par la police et l’armée française. Il sera arrêté et détenu durant trois mois. Désormais, plus rien ne sera comme avant.
Dans la gueule du loup
C’est décidé, il portera le ver dans le fruit. Kateb débarque à Paris. Il n’est pas encore sorti de l’adolescence. Il n’a que 17 ans. Face à un auditoire de lettrés, il tient une conférence sur l’Emir Abd El-Kader. Il rejoint les rangs du PCA, le Parti communiste algérien. Une année plus tard, il publia au Mercure - de France, Nedjma ou le poème ou le couteau. Nedjma ne paraît au Seuil qu’en 1956. Elle fait écho à Novembre et fait parler la poudre. Tout s’embrouille. Une mère devenue folle. Un amour impossible. Au lieu de sombrer, Kateb trouve de l’énergie et sa source d’inspiration. C’est le déclic d’un fabuleux destin. Celui d’un écrivain génial au nom prédestiné: Kateb. «Je suis né d’une mère folle très géniale. Elle était généreuse, simple et des perles lui coulaient de ses lèvres. Je les ai recueillies sans savoir leur valeur. Après le massa-cre (8 Mai 1945), je l’ai vue devenir folle. Elle est la source de tout. Elle se jetait dans le feu, partout où il y avait du feu. Ses jambes, ses bras, sa tête, n’étaient que brûlures. J’ai vécu ça et me suis lancé tout droit dans la folie d’un amour impossible pour une cousine déjà mariée». Un témoignage poignant, déchirant, de celui qui se rend maître de la langue de celui qui se prenait pour le maître: le colonisateur.
Nedjma, vaste poème qui fait rassembler la mémoire algérienne en miettes. Nedjma ou l’exil. Nedjma, la femme aimée en silence. Une épreuve clandestine. Encore une. Prendre le maquis des sentiments. Celui d’un amour impossible. Nedjma ou la nation en gestation. Elle prend naissance dans le verbe éclatant. Kateb est sans aucun doute né avec l’étoile au front. Nedjma, poème lyrique, prosaïque, plongeant dans les racines de l’inconscient. Nedjma accoucheuse et mère de la littérature algérienne de langue française.
Nedjma ou la nation en gestation
La réponse du berger à la bergère. «L’usage de la langue française ne signifie pas que l’on est l’agent d’une puissance étrangère, et j’écris en français pour dire aux Français que je ne suis pas Français», dira plus tard l’auteur de Nedjma. Kateb avait-il besoin de se justifier? Une réponse à ses détracteurs sans aucun doute. Combattre l’ennemi avec ses propres armes. Nedjma aura sans conteste, précédé Novembre. Elle n’avait rien de français la femme aimée. Pas une goutte de sang.
Elle s’est fondue dans ce faisceau de lumière vers lequel tendaient les rêves les plus fous. Celui des Algériens. Un mot qui était enfoui en eux. Un mot que les premières cartouches de Novembre ont mis en orbite. Un mot dont les montagnes algériennes ont porté l’écho dans la conque d’une main. Liberté. Nedjma est née libre dans une Algérie martyrisée, violentée, colonisée. Kateb en a dessiné les contours.
«Elle n’est pas toujours domptée, les yeux perdent cependant de leur feu insensé, brusque, calme et rare Nedjma! Elle nage seule, rêve et lit dans les coins obscurs, amazone de débarras, vierge en retraite, cendrillon au soulier brodé de fil de fer, le regard s’enrichit de secrètes nuances; jeu subtil d’enfant, dessin et mouvement des sourcils, répertoire de pleureuse, d’almée ou de gamine? Epargnée par les fièvres, Nedjma se développe comme toute la Méditerranée.
Le climat marin répand sur sa peau un hâle combiné à un teint sombre, brillant de fils d’acier, éblouissant comme un vêtement mordoré d’animal, la gorge a des blancheurs de fonderie où le soleil martèle jusqu’au coeur, et le sang sous ses joues duveteuses parle vite et fort, trahissant les énigmes du regard». Nedjma, Kateb l’ausculte jusqu’au sang qui bout dans ses veines. C’est le même qui ruisselle en lui. Yacine ne pouvait l’ignorer. Nedjma la captive. Prisonnier de celle qu’il croyait sienne, il en gardera une empreinte indélébile. D’une lucidité à toute épreuve, il dira: «La francophonie est une machine politique néocoloniale». Kateb visionnaire? Proche de son peuple, il tente de traduire ses aspirations, par une oeuvre en quête d’une identité encore à achever. Il décèdera dans un hôpital français en 1989.
Par un fabuleux pied de nez à ses détracteurs, il sera enterré le 1er novembre 1989 à Alger, porté par des centaines d’admiratrices et d’admirateurs, enveloppé du drapeau national.
L’enfant terrible de la littérature algérienne est parti avec son étoile au front, Nedjma, le jour du 27e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale. L’amour et la révolution, Nedjma ne pouvait mieux porter son nom.
Source : L’Expression
Le président Abdelaziz Bouteflika est bien parti pour rester président de l’Algérie pendant un autre mandat soit jusqu’en 2014.
Abdelaziz Bouteflika a exprimé , pour la première fois, son intention de se présenter pour un troisième mandat pour la présidence en Algérie. Bouteflika considère l’insistance des partis politiques et des organisations de la société civile comme preuve de « maturité politique, et je ne peux que saluer. »
Le président a choisit l’agence britannique Reuter’s pour annoncer son intention de prolonger son mandat présidentiel, annonce qui mettra tout le monde d’accord sur un éventuel désistement du président d’un troisième mandat.
A propos de l’institution militaire, il déclare : « En effet, l’armée a joué un rôle de prépondérant dans la vie de notre pays, tout en respectant le cadre constitutionnellement défini, ceci-dit notre armée est appelée maintenant à devenir une armée de métier ce qui correspond à nos tendances politiques actuelles. »
Voilà , tout est dit , tout est clair .
Si on fait une simple évaluation du parcourt du Monsieur Bouteflika (1999-2008).. Mérite t-il vraiment ce troisième mandat ? serait-il le sauveur d’un pays souffreteux ? saurait-il renverser la vapeur ?
Jusqu’où ira le seuil de tolérance de ces Maleureux Algeriens ..?
Les salaires ne suffisent pas et les prix des produits de première nécessité (huile, sucre, café et lait infantile ) flambent ! On va vers où ? Jamais l’Algérien n’a été face à une hausse des prix.Pour certains produits, la hausse a frôlé en moyenne les 15%. Mais la folie a surtout touché l’huile dont le prix a presque doublé en quelques mois seulement. La bonbonne de 5 litres d’huile de table oscille désormais entre 750 DA et 950 DA, selon les marques, contre 630 DA (Elio) et 830 DA (Fleurial) auparavant. Au même moment, le café a été propulsé à 130 DA le paquet de 250 g chez certains détaillants, alors qu’il ne dépassait guère les 100 DA. Le sucre aussi. De 50 DA le kilo, le prix du sucre a augmenté de 5 DA. Du coup, chez certains cafetiers, la tasse de café est affichée depuis quelques jours à 20 DA. Ce n’est pas tout ! Le lait en poudre pour enfants n’arrête pas de bouillir et se vend entre 240 DA et 290 DA selon les marques. Le prix de la marque Célia a atteint 290 DA la boîte contre 280 DA alors que Nursie qui était à 245 DA a franchi les 270 DA la boîte. Cette flambée des prix n’a épargné ni les œufs ni les produits laitiers. Un œuf a franchi les 9 DA chez certains détaillants contre 5 DA auparavant. La boîte de fromage La vache qui rit se vend à 125 DA, contre 100 DA auparavant .
On parle de tout celà et on l’évoque quotidiennement .. Mais le gouvernement ne bouge meme pas !!
Jusqu’où ira cette flambée des prix ? Ce gouvernement ..va t-il faire quelque chose ? Si , Oui , que compte faire pour arreter la saignée du pouvoir d’achat et assurer la paix sociale ? On va droit au mur !!!!!! et personne ne bouge !!!!!! La situation est explosive !!!!
Quand ce peuple se reveillera t-il ?
Voila, mieux vaut annoncer la couleur des le départ … aujourd’hui, dimanche, c’est jour de foot. On a eu droit à une belle victoire de notre chère “entente” face aux nahdistes. Belle victoire, par le score, 3 - 0, le match était plus ou moins … voila !
Enfin, bravo ! ca se corse un peu pour le Nahd, la lutte pour le maintien sera rude … quand au titre, il ne devrait pas échapper à la Jsk, sauf grosse surprise.
A mercredi, pour un autre jour de foot, plus détaillé, et à plus tard, pour un autre billet