L’absent très ” Présent ” …

29 mar 2008 dans: Actu

Le sommet annuel de la Ligue arabe s’est ouvert à Damas en l’absence du Liban et des dirigeants arabes qui réprouvent le rôle de la Syrie dans la crise politique libanaise.

Le président syrien, Bachar el Assad, a assuré dans son discours d’ouverture que la Syrie était disposée à coopérer à la résolution de cette crise.

“Nous, en Syrie, sommes tout à fait prêts à coopérer aux efforts arabes et non arabes (…) à condition qu’ils s’appuient sur le consensus national libanais, base de la stabilité du Liban”, a-t-il déclaré.

Onze chefs d’Etat, sur un total de 22 membres de la Ligue arabe, étaient présents à l’ouverture, soit un peu moins qu’à l’ordinaire pour un tel sommet.

L’absence de représentants libanais, du roi Abdallah d’Arabie saoudite, du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah de Jordanie signifie que le sommet sera impuissant à résoudre la crise politique au Liban, qui est sans président depuis novembre.

Le gouvernement libanais et ses alliés estiment que la Syrie fait obstruction à l’élection d’un successeur à Emile Lahoud, président pro-syrien dont le mandat a expiré en novembre, et dénoncent l’ingérence de Damas.

“Au contraire, les pressions exercées sur la Syrie depuis plus d’un an, qui se sont accentuées ces derniers mois, visaient à la faire intervenir dans les affaires intérieures libanaises”, a rétorqué Assad, niant toute ingérence.

“La clé est entre les mains des Libanais eux-mêmes. Ils ont un territoire, des institutions, une constitution et la conscience nécessaire”, a-t-il ajouté, s’en tenant à un discours aussi bref et magnanime qu’inhabituel.

Le président syrien n’a pas évoqué l’absence de représentants libanais, ni celle des chefs d’Etat proches de Beyrouth ou de Washington, que Damas accuse d’avoir mené campagne pour les dissuader d’assister au sommet.

A Ryad, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al Fayçal, a démenti que les pays arabes modérés cherchent à isoler Damas. “Au contraire, la Syrie est un des pays importants de la région et, naturellement, les pays arabes sont soucieux de l’associer à une action arabe commune.

AMR MOUSSA ANNONCE LA POURSUITE DE SES EFFORTS

“Le problème est que ce qui a été décidé à l’unanimité au sein de la Ligue arabe, y compris par la Syrie, n’est pas appliqué”, a-t-il dit, faisant allusion au plan de paix arabe pour le Liban, qui prévoit notamment l’élection rapide d’un nouveau président et la formation d’un gouvernement d’union nationale.

L’opposition libanaise soutenue par la Syrie bloque l’élection présidentielle en attendant d’obtenir satisfaction sur sa vieille revendication de jouir d’un droit de veto au sein du futur gouvernement d’union.

“Nous espérons que le sommet sera en mesure de résoudre la crise libanaise sur la base du plan de la Ligue arabe, particulièrement parce que le sommet se tient à Damas, dont nous attendons toujours une initiative positive sur la scène libanaise pour améliorer ce plan”.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, dont la médiation a permis de faire adopter ce plan, a déclaré au sommet qu’il poursuivrait ses efforts dans les semaines à venir pour “appliquer intégralement” ce compromis.

La crise libanaise, très présente au sommet, ne figure pas au menu des résolutions préparées pour l’occasion. Le Darfour, l’Irak et le conflit israélo-palestinien sont en revanche abordés, mais aucune idée neuve n’émerge des projets de déclaration, selon les observateurs.

Les délégués devraient ainsi renouveler leur engagement en faveur du plan de paix saoudien adopté en 2002, qui propose la normalisation des relations avec Israël en échange d’un retour aux frontières de 1967.

Les gouvernements israéliens qui se sont succédé depuis six ans ont soit ignoré soit rejeté ce plan, qui suppose le démantèlement des colonies de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Réunis récemment, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue ont menacé de revoir leur copie, jugeant inutile de renouveler une offre sachant qu’Israël la rejettera.

“Doit-on laisser le processus de paix et les initiatives être les otages des caprices des gouvernements israéliens successifs, ou doit-on chercher des alternatives pour parvenir à une paix juste et complète qui restaure pleinement le droit?”, s’est interrogé Assad.

 L’Expression . Article d’Eric Faye et Jean-Philippe Lefief

Francophonie

21 mar 2008 dans: Actu

Dans son premier véritable discours sur la Francophonie depuis qu’il est devenu président, Nicolas Sarkozy a dit souhaiter que le Sommet de la Francophonie qui se tiendra en octobre prochain à Québec soit un véritable sommet politique où on discutera des grandes questions de l’heure, et tout particulièrement d’environnement.

Il a par ailleurs réitéré sa ferme volonté d’intégrer la chaîne de langue française TV5 Monde à l’audiovisuel français malgré l’opposition de la Suisse, de la Belgique, du Québec et du Canada.
 

À cette occasion , les principaux représentants de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) s’étaient réunis à la Cité internationale universitaire de Paris pour entendre un président jusque-là assez peu loquace sur ce sujet. Pour la première fois, Nicolas Sarkozy a affirmé publiquement son soutien à une francophonie «à l’offensive» et qui ne soit «pas une nostalgie».

«La Francophonie, ce n’est pas simplement la défense du français. Je voudrais qu’on y mette un contenu politique au vrai sens du terme. Est-ce qu’on ne pourrait pas mettre les États francophones à la tête du combat universel pour préserver les équilibres environnementaux de la planète?» Nicolas Sarkozy veut aussi que la Francophonie joue un rôle accru dans le maintien de la paix, même «si elle n’est pas une ONU bis», a-t-il reconnu.

Le présiden Nicolas Sarkozy t s’est livré à un long plaidoyer soutenant que la défense de la diversité culturelle n’entrait pas en contradiction avec la promotion des identités. Brisant quelques tabous, il a ouvertement dit souhaiter l’adhésion de l’Algérie et d’Israël dans la Francophonie. «Ça serait une très bonne nouvelle si le président Bouteflika acceptait de prendre part au sommet de Québec cette année», a-t-il déclaré.

Ce qu’on éssaye de cacher ..

21 mar 2008 dans: Actu

Si elle ne venait pas de la prestigieuse revue de relations internationales américaine Foreign Policy dans son dernier numéro qui vient de sortir, l’information passerait pour une simple rumeur.

Et pourtant au détour d’une phrase dans un article consacré à la diplomatie américaine, l’air de ne pas y toucher, Joseph Gerson spécialiste des bases US à l’étranger l’écrit : « les Etats-Unis ont une base en Algérie ». C’est la première fois que c’est écrit aussi nettement par un spécialiste de la question. Et pas n’importe où : Foreign Policy est considérée comme la référence en matière de questions militaires et diplomatiques.

Et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé «Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes.

Selon un expert militaire algérien interrogé par toutsurlalgerie, “il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance”.

Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre «Hog Pilots, Blue Water grunts» et dont toutsurlalgerie.com s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente

« L’armée algérienne n’a jamais clairement démenti la présence des Américains », relève Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI). Mais selon elle, le gouvernement ne peut reconnaître pareil partenariat avec les Américains par crainte de la réaction des Islamistes. « Depuis six ou sept ans on parle de cette présence américaine à la manière d’un ballon d’essai lancé par Washington », poursuit-elle. « Assurément, les Américains laissent planer leur volonté d’être présents » dans cette région du pays, conclut Khedija Mohsen-Finan.

Les autorités algériennes gênées pour des considérations intérieures ont secrètement donné leur accord à l’utilisation de cette base de Tamanrasset et au survol de leur territoire par les Américains dans leur lutte commune engagée contre le GSPC, reconverti en Al Qaïda au Maghreb islamique et actif dans la bande sahelienne.

Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple.

Encore ..

17 mar 2008 dans: Actu

Un convoi militaire a été la cible, hier vers 13h, de trois explosions de bombes sur la route communale au sud-est d’El Aouana ex-Cavalo au lieu-dit Kaâ Ledjbel à quelques kilomètres du chef-lieu communal.


Cet attentat, selon des sources sécuritaires a fait 20 blessés parmi les militaires dont 4 officiers supérieurs. Parmi ces derniers figure le commandant du secteur militaire de Jijel qui a été évacué d’urgence vers l’hôpital militaire de Didouche-Mourad de Constantine. Le général major Tafer Ahcène, commandant des forces terrestres qui suivait de près le convoi, a échappé à l’attentat selon nos sources. Ces dernières ajoutent que les engins explosifs ont été déclenchés à distance. La déflagration a immédiatement été suivie de tirs d’armes automatiques de la part des terroristes armés dissimulés aux alentours et dont le nombre n’a pas été encore déterminé. La riposte des éléments de l’ANP a été immédiate et l’attentat a été suivi d’un accrochage avec le groupe terroriste qui a réussi à prendre la fuite. Une opération de ratissage a été aussitôt déclenchée dans les hauteurs d’El Aouana. Cette attaque intervient à quelques jours seulement d’un autre attentat à la bombe qui a visé un site d’une entreprise d’électrification dans la commune de Chekfa (wilaya de Jijel), et qui avait fait un mort et huit blessés. Une autre série d’attentats, dans la même wilaya, a causé la mort de trois membres des GLD. Le groupe terroriste, auteur de ces attentats, serait le même et ses éléments activent depuis plus d’un mois dans la région, selon les premiers éléments d’information.

Euronews s’ “arabise”

15 mar 2008 dans: Actu

Dans la perspective de la mise en place de sa politique de rapprochement de la rive sud de la Méditerranée, notamment par le projet de l’Union méditerranéenne du président français Nicolas Sarkozy, l’Union européenne se dote de son outil d’information.

Il s’agit de la version arabe de la chaîne télévisée Euronews, qui sera lancée le 12 juillet 2008, précisément à la veille de la tenue sur le territoire français du sommet de l’Union méditerranéenne qui réunira les chefs d’Etats et gouvernements riverains de la Méditerranée, le 14 juillet, pour définir ensemble cette union.
Ainsi, le financement de la version arabe d’Euronews sera exclusivement assuré par la Commission européenne. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier le président- directeur général de cette chaîne internationale M. Philippe Cayla, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège de la télévision algérienne. Euronews n’a, certes, pas l’ambition de faire de la concurrence aux chaînes arabes diffusées sur satellites, à l’exemple d’Al-Jazeera, et El-Arabia, mais a bien l’intention de devancer la télévision américaine CNN et l’anglaise BBC World. Euronews, version arabe serait, autrement dit, la force médiatique de l’Union européenne. Quoique son président atteste, d’ores et déjà de la neutralité de la ligne éditoriale de la chaîne, qui selon lui, «se contentera de la diffusion de l’information, sans pour autant verser dans le commentaire». «Les actionnaires de la télévision auront tous un droit de regard sur les programmes. C’est à eux, avec la rédaction de définir la ligne éditoriale, qui sera celle de tous les téléspectateurs européens», dit-il, précisant à l’occasion que la télévision algérienne est actionnaire d’Euronews, à hauteur de 0,33%, à côté de la RTT tunisienne et la RTU égyptienne. «Nos actions seront ouvertes, par ailleurs, à tous les pays du monde arabe, du Maghreb spécifiquement», fait-il savoir. Conquérir les téléspectateurs arabes, c’est en effet une ambition immédiate, mais la vision futuriste d’Euronews est d’élargir sa gamme à 16 langues étrangères, notamment le russe, l’allemand, l’italien, le portugais et bien d’autres. Interrogé sur une éventuelle ouverture d’un bureau régional de la chaîne en Algérie, M. Cayla a souligné que la priorité, pour le moment et vu l’actualité, est de s’installer dans un pays du Moyen-Orient. La proximité de l’Algérie et de la France fait que les journalistes d’Euronews auront la possibilité de se déplacer, à chaque fois que c’est nécessaire, a-t-il expliqué. En préparation du lancement de la chaîne, l’invité de la télévision algérienne a déclaré qu’un concours a été lancé pour le recrutement d’une vingtaine de journalistes. Espérant que sa visite à la télévision algérienne ne serait pas une occasion de draguer les quelques compétences recelées par celle-ci et qui ne sont pas encore convoitées par les chaînes télévisées des pays du Golf.